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L´éducation des garçons, clé de la lutte contre les violences faites aux femmes ?


En vidéo. - La Fondation des femmes a lancé ce mercredi #TuSerasUnHommeMonFils, opération visant à sensibiliser à la question de l’éducation des garçons dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Reportage.
«Si tu es capable de regarder une femme sans qu’elle n’ait à craindre ton regard. Tu seras un homme, mon fils.» La dernière campagne de la Fondation des femmes, intitulée #TuSerasUnHommeMonFils, reprend le poème de Rudyard Kipling. L'objectif de ce spot TV, dévoilé ce mercredi à la Cité internationale universaite de Paris est de lutter contre les violences faites aux femmes et les inégalités dès le plus jeune âge.
La vidéo de 45 secondes met en scène des instants de vie entre pères et fils de tout âge. En voix off, le rappeur Oxmo Puccino cite les vers de Kipling qui rappellent l'importance de l'éducation pour prévenir les comportements sexistes. «Après #MeToo et #BalanceTonPorc, les hommes nous ont demandé ce qu’il pouvaient faire en faveur d’une égalité des sexes. Nous avons alors décidé de lancer une campagne, pour souligner à quel point la question de l’éducation est fondamentale, pour lutter contre les stéréotypes», déclare au micro Maxime Ruszniewski, co-fondateur de la Fondation des femmes.
Le spot sera diffusé avant le match France - Italie, le 1er juin, sur TF1, «pour toucher le plus grand nombre et peut-être un public qui n’entend pas que les violences faites aux femmes n’est pas qu’une histoire de femmes», précise Anne-Cécile Maiffert, présidente de l'association.

Le père, LE modèle pour le garçon

La violence et le sexisme ne s’apprennent pas dans la rue mais à la maison
Ce film s'adresse donc exclusivement aux hommes, «car c’est d’abord à son père que le petit garçon s’identifie», souligne la sociologue Delphine Dulong lors du débat à l'occasion du lancement de la campagne. «La violence et le sexisme ne s’apprennent pas dans la rue, mais à la maison», ajoute Gilles Lazimi, médecin généraliste et membre du haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes. «D’après nos expériences, les jeunes les plus violents sont ceux qui ont vécu les violences conjugales dans les bras de leurs mères», ajoute le médecin.
Gilles Lazimi déplore les stéréotypes du genre que beaucoup reproduisent avec leurs enfants sans même en prendre conscience. «On a tendance à assigner l’action, le jeu de combat, l’agressivité aux enfants de sexe masculin alors que les filles doivent être douces et passives», dénonce-t-il. Selon Delphine Dulong, pour lutter contre le sexisme chez les enfants, «il faut un discours très explicite sur ce qu’est être un homme : dire par exemple que la force n’est pas la manifestation de la virilité». D'après la chercheuse, «le petit garçon va acquérir son statut d’homme à la cour de recréation où la virilité est associée à la force. C’est alors essentiel qu’il ait son père pour lui rappeler qu’il n’a pas besoin d’utiliser la violence pour montrer qu’il est un homme».
Ce discours non stéréotypé ne servirait pas seulement la cause des femmes, mais aussi celle des hommes. «Pour devenir un garçon on doit cacher ses émotions. On dit souvent à nos fils de ne pas pleurer comme des filles. Cela crée une souffrance psychologique. Si le taux de suicide est plus elevé chez les hommes que les femmes, c'est qu'il existe un problème avec la masculinité», défend Delphine Dulong.

Les jeunes plus enclins au sexisme

La campagne de la Fondation des femmes est d'autant plus importante que ce sont chez les plus jeunes que les stéréotypes sont les plus ancrés. D'après l’étude Le regard des Français sur l’égalité femmes-hommes réalisé par Kantar, les hommes de moins de 35 ans sont plus nombreux que la moyenne à considérer qu’être «un homme», c’est «être le meilleur» (58%) ou «ne pas pleurer» (37%), contre respectivement 30% et 11% des femmes de moins de 35 ans. Si une majorité de Français (67%) pense que l’éducation des plus jeunes concernant l’égalité entre les hommes et les femmes est actuellement insuffisante «les moins de 35 ans sont moins enclins à trouver qu’elle est insuffisante», précise Emmanuel Rivière président de Kantar.

En vidéo, la campagne "Tu seras un homme mon fils"

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