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Articles

Affichage des articles du juillet, 2017

L'expression " Il n'y a pas le feu au lac"

Il n'y a pas le feu au lac !
On n'est pas pressés. Il n'y a aucune urgence. Ça peut attendre.
Origine L'expression d'origine, qui date du XXe siècle, est tout simplement "il n'y a pas le feu" ou, en raccourci, "y'a pas l'feu". Son message est très clair : s'il n'y a pas le feu, il n'y a aucune raison de se presser (sous-entendu : pour aller l'éteindre).
Si quelques facétieux ont jugé utile de rajouter "au lac", c'est par moquerie de la proverbiale lenteur de nos amis Suisses qui sont supposés avoir du mal à se dépêcher[1] : "y'a l'feu ou bien ? Bon alors si y'a pas l'feu, on n'a vraiment pas besoin de s'presser" (à prononcer avec l'accent traînant et chantant suisse, bien sûr).
Pourquoi "au lac" ? Eh bien simplement parce que le Léman (Lien externe) est un des symboles de la Suisse et que l'ajout de l'absurdité d'un lac qui prendrait feu ne fai…

L'expression "Avoir du pain sur la planche"

--------> Avoir beaucoup de travail, de tâches à accomplir.

Origine
Avant le début du XXe siècle, cette expression voulait dire tout autre chose, puisqu'elle signifiait "avoir des ressources pour l'avenir, être assuré de ne manquer de rien".
L'image s'explique à l'époque où le pain pouvait être conservé longtemps avant d'être mangé et où avoir de nombreuses miches posées sur leurs planches de stockage, c'était avoir de quoi tenir un moment.

Le fait que l'expression a changé de sens peut s'expliquer de deux manières.

La fin de ce pain 'de longue durée' remplacé progressivement par le pain que nous achetons chaque jour à la boulangerie y a probablement aidé.
On a pu alors imaginer les pains crus que le boulanger pose d'abord sur une planche après les avoir façonnés, avant de les mettre au four.
S'il est au début de son travail de cuisson, cet homme a 'des pains ou du pain sur la planche' avant de l'avoir entièrement t…

Mépriser la grammaire est dangereux pour le français

Mépriser la grammaire est dangereux pour le français




Le mépris des acquis et des automatismes fondamentaux a entraîné une lecture au pifomètre dévastatrice. Claude Duneton (1935-2012) explique pourquoi il est nécessaire voire vital pour l'avenir du français de rendre sa rigueur à notre grammaire dévoyée au profit d'une vision fantaisiste de penseurs autoproclamés pédagogues.
D'où vient que des gens diplômés, exerçant une fonction officielle au sein de l'appareil administratif français, parsèment leurs moindres communications de grosses fautes d'orthographe? Ces erreurs grossières étaient jadis le lot des semi-illettrés, telles qu'on les trouve dans la correspondance des poilus de 14-18 écrivant à leur famille. Je crains qu'aujourd'hui ces graphies vacillantes ne soient le symptôme d'une carence plus grave. Le français, de part sa nature vocalique, fourmille d'homophones. Le son la n'est rien en soi, car ce peut être aussi bien l'article fé…

Mais d'où vient «c'est l'hôpital qui se moque de la charité»?

Mais d'où vient «c'est l'hôpital qui se moque de la charité»?

EXPRESSION POPULAIRE - « C'est l'hôpital qui se moque de la charité », entend-on parfois. Existe-t-il une différence entre hôpital et charité? Quelle est l'origine de cette expression? Le Figaro revient sur son usage. Prenez un fréquent sujet de conflit dans les fratries: débarrasser la table. Régulièrement, un frère peut dire à sa sœur «tu ne débarrasses jamais. Je l'ai encore fait hier..», et elle de lui répondre du tac au tac: «c'est l'hôpital qui se moque de la charité!». L'ouvrage Les 1001 expressions préférées des Français nous éclaire sur la nature de l'expression en revenant sur son origine historique. Il rappelle ainsi qu'au XIIe siècle, un hôpital était un établissement religieux destiné à accueillir les pauvres ainsi que les mendiants (hôpital, du latin hospitalia, qui signifie «chambre pour les hôtes», est lié au concept d'hospitalité des malades). On y pratiqua…

Festival d'Avignon, les origines

LES ORIGINES Gérard Philipe, Jean Vilar, Léon Gischia dans la Cour d'honneur du Palais des papes - 1952 © Agnès Varda - Ciné-Tamaris