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Articles

Affichage des articles du mai, 2015

La liberté de la presse contre les grimaces des puissants

Le 3 mai, c’est la Journée mondiale de la liberté de la presse. Parlons-en un peu, puisqu’on a le droit de le faire, nous. Ces temps-ci, le journalisme est la patte-de-meuble-contre-laquelle-on-se-frappe-l’orteil des métiers : il est mal aimé et il est dans le chemin. Le journaliste est mal aimé du public, qui trouve 1 000 défauts à son travail. Public a parfois raison : tous les articles ne sont pas un Pulitzer, et ce n’est pas avec un 284e vox pop sur la météo qu’on va régler le sort du monde. Mais parfois, Public est juste mécontent parce que les faits ne s’accordent pas bien avec ses opinions. Les politiciens, eux, trouvent que le journaliste est dans le chemin. Il est là avec ses questions et son fouinage, et si on ne fait pas attention, on peut se retrouver avec une commission d’enquête sur les bras. C’est tannant. Le journaliste ne gagnerait-il pas à se trouver un autre emploi avant que son journal ferme ou que son poste soit supprimé ? Et je ne vous parle même pas des cond…

Le tour de passe-passe de l'ex-patron de PSA pour s'offrir une retraite-chapeau

Une retraite chapeau qui ne cesse de faire des remous. Après avoir publiquement «renoncé» à une confortable rémunération en 2013, l'ancien président du directoire de PSA Philippe Varin, qui a quitté la tête du groupe automobile début 2014, touchera finalement bien une retraite dorée, de près de 300.000 euros par an, soit un coût de 15 millions d'euros pour le groupe, révèle le site spécialisé dans la déontolgie financière Deontofi. En théorie, Philippe Varin n'aurait jamais dû prétendre à aucune retraite chapeau. L'entreprise accorde en effet un régime de «retraite supplémentaire» uniquement aux dirigeants qui comptent un minimum de 5 années de présence au sein du groupe. Or Philippe Varin a pris ses fonctions en juin 2009 avant d'être remercié début 2014. Il lui manquait donc quelques mois d'activité pour pouvoir prétendre à toutes formes de retraite chapeau. Le constructeur automobile a signé avec son ancien dirigeant un contrat de travail temporaire, ce qu…

Exposition : du Bronx au Caire, sur les traces du hip-hop arabe

À travers des photos d'archives, des manuscrits, des clips vidéos et des graffitis originaux, l'Institut du monde arabe retrace l'épopée d'un mouvement artistique contestataire né aux États-Unis avant d'essaimer en France et dans le monde arabe. Qui aurait cru qu’Akhenaton devienne un jour commissaire ? C’est pourtant bien la fonction que l’Institut du monde arabe (IMA) lui a demandé d’occuper le temps de l’exposition "Hip-Hop, du Bronx aux rues arabes", qui se tient jusqu’au 26 juillet dans les murs de la fondation du Ve arrondissement de Paris. "Commissaire d’exposition" certes mais "commissaire" quand même. Pour un rappeur de renom tel que le chanteur du groupe marseillais IAM, le titre ne fait pas vraiment bon genre. Lui-même aurait préféré le terme de "directeur artistique". Cette mise au point n’a rien d’anecdotique. Elle souligne le paradoxe certain de l’entreprise menée par l’IMA : circonscrire en un lieu officiel, …