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Dans le monde entier, les femmes travaillent plus que les hommes


Telle est la conclusion d’une étude de l’organisation MenCare, menée dans 75 pays.


Le manque de parité entre les hommes et les femmes se retrouverait de façon significative jusque dans le nombre d’heures travaillées. Telle est la conclusion d’une enquête, menée dans 75 pays à travers le monde, de l’organisation MenCare, une «campagne mondiale pour la paternité, active sur les cinq différents continents».
Dans cette étude intitulée «Time for action» (Il est temps de passer à l’action), les chercheurs ont comparé le temps passé au travail en entreprise pour les hommes et les femmes – du travail rémunéré, donc – et celui consacré aux tâches domestiques et ménagères – du travail qui n’est pas rémunéré. Ainsi, ils ont non seulement conclu que les femmes passaient au total plus de temps à travailler que les hommes, mais aussi qu’elles s’occupaient largement plus des tâches ménagères que ces derniers.
7.2h de travail pour les femmes contre 6.5 pour les hommes

Selon les chercheurs, les femmes d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord travailleraient au total 7,2 heures par jour, contre 6,5 heures pour les hommes. Sur ces 7,2 heures quotidiennes, 4,5 heures seraient consacrées à des tâches domestiques, et 2,7 heures seraient rémunérées. Les hommes travailleraient eux de façon non rémunérée 2,3 heures par jour, et 4,2 heures de façon rémunérée – soit plus que les femmes sur ce dernier point.

La population et les communautés qui travailleraient le plus seraient celles d’Amérique latine, selon l’étude. Là-bas, les femmes travailleraient 8,3 heures par jour (5 heures non rémunérées et 3,3 heures rémunérées) et les hommes 7,7 heures (1,6 heure non rémunérée et 6,1 heures rémunérées).
Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord seraient les régions du monde où l’on travaille le moins : 6 heures pour les femmes (4,9 heures non rémunérées et 1,1 heure rémunérée) et 5,6 heures pour les hommes (1,6 heure non rémunérée et 4 heures rémunérées).
Le ratio le plus inégalitaire concernant le travail non rémunéré se retrouve en Asie du Sud, où les femmes effectueraient 4,8 heures de travail domestique par jour, contre 0,9 heure pour les hommes.
Les habitudes de trois autres régions ont également été étudiées pour l’étude – Asie de l’Est et Pacifique ; Europe centrale et orientale et Asie centrale ; et Afrique sub-saharienne.
La parité, une "priorité urgente
Si les femmes travaillent plus que les hommes, elles restent pourtant moins bien rémunérées, note le rapport – ceci car elles s’attèlent surtout aux tâches domestiques. Elles représenteraient également la majeure partie d’employés à temps partiel dans les entreprises. Aussi, leurs postes salariés sont bien souvent moins importants que ceux des hommes, mais aussi moins bien payés à l’heure. Concernant cette rémunération, l’Organisation internationale du travail estime qu’il faudra attendre… 75 ans avant que les hommes et les femmes soient payés de façon égalitaire pour un travail similaire.
En conclusion de son étude, MenCare juge urgent que les tâches domestiques soient davantage partagées entre les deux sexes. «Parvenir à la parité dans le travail domestique non rémunéré est une priorité urgente pour le bien-être des enfants, des familles et des communautés à travers le monde – et il est temps que nous prenions des mesures afin de contribuer à cet objectif. Il est nécessaire d'exiger des pères qu'ils fassent davantage de façon individuelle, mais cela resterait largement insuffisant. Alors que divers pays à travers le monde constatent une plus grande participation des pères à la vie familiale, il est crucial que les lois, les normes sociales et les politiques sur le lieu de travail soutiennent, renforcent et accélèrent ces changements», conclut le rapport.


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